Menu biométrie




Biométrie-sécurité: protection droits vie privée

Biométrie fichage vie privée

La biométrie, technologie dont le développement s’est accéléré ces dernières années, fascine par les avantages qu’elle apporte en matière de sécurité, d’identification et de sécurité des accès. Mais la biométrie par certains de ces aspects, peut susciter des inquiétudes quant aux utilisations qui pourraient être faites des données biométriques récoltées. En effet par le passé pour identifier un individu, on lui demandait de prouver ce qu’il possède (carte d’identité, carte à puce, badge magnétique,…), ou alors on lui demandait de prouver ce qu’il sait (login, mot de passe, code pin,…).

Avec la biométrie, on demande à la personne qui s’identifie de prouver ce qu’elle est ! Il devient beaucoup plus difficile d’usurper une identité grâce à la biométrie, et ceci est sans doute une bonne chose pour la sécurité de tous. La biométrie permet d’identifier des caractéristiques physiques uniques chez chaque individu, mais surtout de récolter et stocker ces données.

Stockage des données biométriques :

Une des craintes principales liée à l’utilisation de la biométrie dans les systèmes de sécurité est de savoir ce qu’il adviendra légalement des données biométriques parfois stockées dans des bases de données. Est-ce qu’un jour ces données biométriques seront partagées ? Si la réponse est oui, avec quel organisme ces données seront légalement partagées ?

Ces bases de données contenant les informations biométriques d’individus peuvent être utilisées pour ficher les populations par les services de sécurité et de police. Un peu comme c’est déjà le cas en Angleterre, pays dans lequel les forces de l’ordre détiennent le plus grand fichier du monde reprenant les caractéristiques du patrimoine génétique de milliers de personnes. Stocker des données biométriques et biologiques personnelles peut aider grandement les services de sécurité à résoudre des enquêtes concernant des crimes. Mais ce type de fichier peut aussi être utilisé de manière générale pour développer une société ultra-sécuritaire, où chacun de nos faits et gestes peuvent être espionné, localisé. Un système sécuritaire dans lequel l’anonymat et la protection de la vie privée n’existe plus réellement. Or dans un système démocratique, la vie privée est protégée par la loi.

Une autre utilisation qui peut être faits des données récoltées par les systèmes biométriques, est de partager ces données avec d’autres organismes privés. Dans une société de plus en plus libéral, de plus en plus marketing. Les informations biométriques récoltées intéressent au plus haut point une multitude d’entreprises privées, prêtes à racheter à prix d’or les informations contenues dans une base de données biométrique.

Il suffit d’imaginer une société dans laquelle l’utilisation de toutes les techniques de biométrie serait généralisée, avec en plus, le stockage des données biométriques récoltées. Il y aurait un grand risque de « fichage » et d’espionnage de la population:

Les craintes liées à la création de fichiers permettant le fichage des populations ne date pas de l’avènement de la biométrie. Dans pays dit démocratique, les lois sont sensées protéger la vie privée de toute violation potentiel qui pourrait être faites à cause de l’utilisation généralisée de la biométrie.