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Chaumes dans construction des toitures
Le chaume dans les fabrications de toitures
1. Origine du chaume : l’utilisation de ce matériau se justifie généralement par le fait qu’il se trouve sur les lieux de la construction : à la campagne, où le blé et le seigle sont cultivés. C’est la vieille et pittoresque couverture de l’habitat rural. C est du chaume que vient l’appellation de chaumière. La paille de blé et la paille de seigle s’emploient pareillement à la fabrication des couvertures en chaume, mais la première est meilleure parce que plus rigide, plus longue, moins cassante. De plus, elle facilite davantage l’écoulement de la pluie. Le maintien esthétique de ce genre de couverture, demande une révision périodique (tous les deux ans environ), avec passage du râteau. On peut aussi souligner qu’un certain engouement pour les résidences secondaires de caractère rustique à conduit à une certaine recherche dans le détail : faîtières, demi-faîtières, solins, coquets en plomb, charpente soigneusement équarrie. Les couvertures ainsi obtenues ne doivent plus, dès lors, être envisagées comme provisoires.
2. Mise en œuvre : le chaume demande une forte inclinaison, 45 degrés environ, c’est-à-dire 1m de hauteur pour 1m de base. Ce type de couverture pèse de 20 à 25kg au mètre carré ; ce poids augmentant au fil des années lorsque la poussière s’y dépose et que la mousse s’y installe. La paille de seigle est généralement préférée en raison de sa facilité d’emploi. Au lieu de procéder par «javelles» juxtaposées et superposées, on utilise parfois des paillassons préfabriqués dont la pose est plus rapide. Pour obtenir l’épaisseur désirée on en superpose plusieurs. La couverture est plus étanche et sa sous-face plus soignée si l’on dispose sous la charpente des feuilles de feutre goudronné ou bitumé, ou encore des feuilles de matière plastique maintenues en place par des lattes. Les feuilles sont déroulées parallèlement au faîtage, en opérant de l’égout au faîtage, en opérant de l’égout au faîtage avec un recouvrement de 8 à 10 cm. Le chaume tend de plus en plus à disparaître en raison des dangers d’incendie qu’il représente et de son coût élevé dû à sa faible longévité. De nos jours on l’emploie d’avantage pour les constructions secondaires de parcs de grandes propriétés, les abris, les tonnelles, les kiosques, etc… .
3. Le métier propre : pour autant que je sache le couvreur traditionnel ne pose pas le chaume, c’est un métier à lui tout seul, qui n’est pas enseigner au couvreur traditionnel (celui qui travaille avec les tuiles et les ardoises par exemple). La personne qui le pose est dite «chaumier». C’est un art de le poser et il faut véritablement bien connaître le métier propre pour le faire correctement. Donc merci aux chaumiers pour le respect des traditions et leur savoir-faire.