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Tuiles plates toitures

Les tuiles plates:

Caractéristiques techniques des tuiles plates :

  • Origine et fabrication : la tuile plate est venue en remplacement du chaume dans toutes les provinces du Nord et du centre de la France. On la trouve, en même temps que la tuile canal, dans certaines régions du sud. Les tuiles modernes produites industriellement contrastent souvent en rénovation avec les tuiles plates anciennes, plus irrégulières, plus épaisses donnant une autre richesse dans les jeux d’ombre et de lumière. Les tuiles anciennes plus poreuses sont plus facilement patinées et moussues. Les coloris varient d’une tuile à l’autre et d’une région à l’autre suivant les terres employées et les procédés de cuisson. De nos jours les tuiles plates sont fabriquées de manière mécanique uniquement. Leur aspect est sobre, le jeu des horizontales leur confère un style élégant. Leur souplesse de pose les rend plus faciles à utiliser. Leur étanchéité s’obtient uniquement par recouvrement. Il existe deux sortes de tuiles plates : celles qui présentent des épaufrures ou éclats de surface réduits ou celles qui présentent des épaufrures ou éclats de surface plus importants. Il peut y avoir également des crevasses, des tenons épaufrés, qui permettent néanmoins l’accrochage. Un mentonnet existe à la sous-face du chef de tête.
  • 2. Les différents modèles : la forme des tuiles plates est rectangulaire. Leurs bords inférieurs peuvent être arrondis, losangés, ogivaux, etc… . Leur épaisseur varie entre 0,9cm et 1,3cm. Leur poids varie de 72 à 65kg, pour 80 à36 tuiles, par mètre carré de couverture. Les formats courants sont de : 6/24, 6/27, 16/34 et de 18/38.On utilises des tuiles particulières telles que : les tuiles dites «gironnées» pour recouvrir des surfaces courbes telles que les rotondes, etc…, et les tuiles dites «pendantes» qui sont convexes dans le sens de la longueur, elles s’appliquent les unes sur les autres au droit des recouvrements. On aménage un trou de part et d’autre du mentonnet, pour maintenir par clouage les tuiles plates sur les liteaux si la pente est importante. L’inconvénient de ce clouage est qu’il rend délicat le remaniement de la couverture. Les tuileries fabriquent des tuiles courtes destinées à être employées pour la ligne d’égout et de faîtage. Elles fabriquent des demi-tuiles pour la pose à joints croisés. Après la cuisson, les tuiles peuvent être déformées, ce qui rend leur superposition difficile et affecte l’étanchéité de la couverture.
  • Le support : le support peut être fait à l’aide d’un lattis. Ce lattis se compose de liteaux en châtaigner ou en chêne, de 14/40mm, de 25/27mm ou de 25/30. L’écartement des liteaux correspond au pureau. Le support peut être aussi constitué par des bardeaux de terre cuite avec des nervures d’accrochage. L’écartement des bardeaux correspond au pureau de la tuile utilisée. 
  • Les limites de pente : les couvertures en tuiles plates sont généralement à forte pente. La pente maximale est de 60°. Mais, si on utilise des agrafes les tuiles plates peuvent être posées sur des surfaces verticales.
  • Pose des tuiles plates : pour que les tuiles du premier rang présentent la même inclinaison que celles du rang suivant, on cloue d’abord à l’égout une chanlatte, ou bien on double le rang d’égout par une tuile courte. On cloue alors la première latte à une distance déterminée par la longueur d’une tuile courte qui formera un doublis. De cette façon, la latte s’appuiera sur le mentonnet des tuiles du doublis. Ce premier rang de tuiles fait saillie sur la chanlatte de 7 à 8cm environ. Le deuxième rang de lattes est cloué à la distance donnée par la superposition d’une tuile normale aux tuiles courtes du doublis. Ce rang vient buter sur la deuxième latte contre le mentonnet de la tuile qui constituera le premier rang de la couverture.  Les autres lattes sont équidistantes entre elles, clouées avec un écartement correspondant à la dimension de la partie de la tuile restante visible (pureau). Généralement, le pureau est égal au tiers de la longueur de la tuile. Plus on diminue le pureau plus on augmente l’étanchéité de la toiture. Les emplacements des lattes sont repérés sur les chevrons des deux extrémités de la couverture. Sur les chevrons intermédiaires, le couvreur tire des traits de cordeau pour situer la position exacte du lattis. Il faut répartir les joints de lattes régulièrement sur la couverture. Il faut tenir compte de l’écart au feu réglementaire de 16cm avec tous les conduits de fumée. Les égouts et les rives sont voligés afin d’éviter les effets d’arrachement du vent. La couverture des dessus de murs, des saillies de maçonneries doit reposer sur une forme en plâtre ou en mortier. Si la pente ne dépasse pas 1,75 m/m, on pousse les tuiles sur le lattis. Les tenons reposent sur la face arrière des liteaux. Si, on contraire, la pente dépasse 1,75 m/m, on cloue les tuiles au lattis. Les tuiles sans trou sont maintenues par des crochets. Les tuiles gauches ou gambardières servent pour les ouvrages de raccord. Il est déconseillé de les employer en plein comble.
  • Basculement : si l’extrémité inférieure des chevrons est en retrait de la corniche d’entablement ou du mur de façade, on place sur celui-ci un rand de tuiles scellées à plat avec une légère pente sur l’extérieur. Ce rang doit dépasser à l’extérieur de quelques centimètres. Ces tuiles sont recouvertes par du plâtre ou du mortier dont le dessus sera incliné selon la pente du toit. On scelle un rang de tuile dont la hauteur est égale à un pureau et un recouvrement.
  • Battellement : si l’extrémité des chevrons dépasse du nu du mur de façade, la partie saillante est voligée jointivement. Le basculement se constitue alors d’une chanlatte sur laquelle reposera un rang de tuiles scellées en tête et dont la longueur sera encore égale à un pureau plus un recouvrement. Quand la couverture en tuiles déverse l’eau sur une banquette métallique, un battellement identique sera réalisé. 

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